2 juillet 2020

Benjamin Hoffner - Influencer Marketing Management

intervenants

 

Benjamin Hoffner interviendra tout au long du cursus de la Gaming Business School autour de la relation entre les marques et les influenceurs. M. Hoffner nous présente son métier, son entreprise et revient sur les projets qu’il a mené avec les étudiants G.BS.

Benjamin Hoffner est actuellement freelance et à travaillé durant 6 années au sein d’une des meilleurs équipes esport au monde : FNATIC. Il y a exercé de multiples postes tel que coach d’équipe Call of Duty jusqu’en 2017, mais aussi Influencer Marketing Lead durant 3 ans avant de devenir Country Manager France de cette équipe.

 

Bonjour Mr Hoffner, pouvez-vous nous dire en quoi consiste votre métier ?

 

Le role de l’Influencer Marketing Manager – je préfère le terme de Content Creator, moins péjoratif – est de gérer les relations entre une entreprise et les créateurs de contenu qui travaillent avec cette dernière. Il est donc amener à réaliser des missions très variées telles que le scouting de talents, la négociation de partenariats, la gestion des activations des talents signés, etc

On est un peu touche à tout – Business Development, Marketing, Finance, Legal, Event, et j’en passe – et notre but premier est d’être le point de contact entre les talents et l’entreprise. Au moindre souci, que ce soit du côté de l’entreprise ou d’un talent, c’est vers nous que l’on se tourne et à nous d’offrir une solution. On est également très demandé par le Marketing afin de vérifier si une idée d’activation conviendrait à tel influencer, ou tout simplement pour nous demander des idées.

 

Vidéo promotionnelle de cette interview

 

Quel était l’objet de votre enseignement et du projet ?

 

L’objectif était de mettre les étudiants en situation classique: une demande nous provient d’un client ou de notre propre hiérarchie, comment pouvons-nous la traiter pour offrir une solution pertinente autour d’influencers.

Cela commence par un simple listing de talents potentiels puis on pousse les choses plus loin: analyse de l’audience, de l’image du talent, régularité de contenu, qualité du contenu, etc…Si tout correspond bien aux attentes de notre mission, à nous d’imaginer comment utiliser au mieux les talents sélectionnés. Sur un événement physique pré-existant ou en digital? En groupe ou seul? Est-ce que d’un point de vue budget on peut se permettre le groupe pré-sélectionné? Les étudiants devaient travailler avec plusieurs contraintes et arriver à présenter une solution clé en main au problème énoncé.

 

Quels résultats qualitatifs ont été obtenus ?

 

Les différents groupes étudiants ont tous démontrer de bonne capacités analytiques et m’ont parfois très agréablement surpris dans leurs propositions. Certains ont osé l’originalité, mais ont su défendre leur choix avec brio. Le cas proposé était relativement classique, mais de belles surprises à l’arrivée.

 

Vidéo d’annonce du partenariat entre FNATIC et GUCCI.

 

Et nos étudiants, ils étaient comment ?

 

Motivés et volontaires! Un groupe curieux, cherchant à bien comprendre les tenants et aboutissants du cas, à aller plus loin que ce qui était demandé. Beaucoup d’entre eux consomment du contenu réalisé par les influences, et ils semblaient apprécier se mettre de l’autre côté de la barrière, à imaginer travailler avec eux plutôt que n’être que simple spectateur. La plupart s’est bien accrochée et tous ont fourni des efforts visibles sur leur présentation finale, que ce soit au niveau du contenu ou de l’anglais.

 

Plus, généralement, que pourriez-vous dire de cette méthode par projet ?

 

J’apprécie tout particulièrement cette approche par projet. D’un point de vue pédagogique, j’aurai apprécié y avoir droit quand j’étais moi-même en étude: travailler sur quelque chose de concret, apprendre de soi-même mais avec de l’aide disponible si besoin, choisir sa direction quitte à se tromper mais comprendre pourquoi derrière. C’est au final une manière d’apprendre qui ressemble beaucoup aux premières années d’une vie professionnelle, et je trouve l’approche très enrichissante.

 

Documentaire sur l’équipe esportive FNATIC

 

Quelques mots sur votre entreprise ?

 

FNATIC est une équipe esports fondée en Australie en 2004 et basée à Londres depuis 2011. C’est l’un des plus grands clubs mondiaux avec un palmarès énorme sur des jeux tels que League of Legends, Counter Strike ou encore Dota 2 et Rainbow 6. Aujourd’hui fort d’une centaine de personne, le club s’est donné pour mission de réunir un milliard de fans à terme. Objectif ambitieux, mais dont le club se rapproche un peu plus chaque jour.

 

Quelles sont les qualités nécessaires pour travailler dans le secteur ?

 

L’esports est un secteur encore jeune, mais qui se développe très rapidement. Il faut donc être à la fois motivé, bosseur et polyvalent. Il faut accepter de ne pas compter ses heures, de nombreux événements ayant lieu les weekends ou en soirée, avec parfois beaucoup de décalage horaire. L’anglais est également indispensable si l’on veut progresser dans ce milieux.

 

Merci Benjamin Hoffner !

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